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Tome second.
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la dite confirmation. Lempereur fait bien des amitiésà lun et à lautre, disant publiquement quil les avaitreconnus bons serviteurs en Italie et en Orient.

( 1188*) Bien que le comte eût dépensé beaucoupdargent, et laissé les os de plusieurs des siens ès champsde Judée , en la croisade de i 175, nommément Nicolasde Neucliâtel-Valangin qui y perdit la vie, ainsi queles deux chanoines batailleurs, il fait dessein, à louïedune nouvelle croisade, daccompagner encore lem-pereur Frédéric. En grand besoin dargent, il veut im-poser les bourgeois à lextraordinaire et bien forte-ment; grandes clameurs de la part de ceux-ci. Lecomte écoute leurs plaintes, et consent de régler aveceux quand et comment il pourra demander à laveniraide et secours dargent extraordinaire, à savoir encinq occasions : i° lorsquil agrandira le comté parachat; 2° lorsquil mariera filles; 5 ° lorsquil ira outre-mer; 4 ° lorsquil sera prisonnier; 5 ° lorsquon lar-mera chevalier. Toutefois, les dits cas échéant, un ouplusieurs, ne pourra le seigneur comte tailler à vo-lonté les bourgeois, mais devront ceux-ci se tailler etimposer eux-mêmes largement, un chacun selon pou-voir et moyens, à quoi veilleront les ministrals etpreudhommes : cause et origine des cinq aides sti-pulées.

Remarques. Quand bien nos premiers comtes, sui-vant la rude coutume féodale , taillaient leurs sujets àvolonté, toutefois jusques alors ils navaient demandéaide, ce qui voulait dire un grand et non ordinairesecours dargent, quen deux cas seulement : i° pour

(*) Baillods.

II.

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