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acquérir terres; 2° pour marier filles. Mais les croi-sades et les jubilés de Rome où nos comtes couraientcomme tant d’autres, augmentèrent leurs besoins enaides : vraie cause de l’abus qui amena le remède, le-quel est fort remarquable en ce que, si d’une part lesbourgeois consentirent à fournir cinq aides en placede deux, de l’autre part le seigneur comte consentitqu’à l’avenir ils s’imposeraient librement eux-mêmesavec libéralité, chacun suivant ses moyens; pacte certesbien digne d’annotation, vu que par là une taille pe-sante et rude fut convertie en un don gratuit, et qu’onvoit ici un nouveau pas vers le réjouissant et salutaireaffranchissement par lequel, 26 ans après, le bonheuret la prospérité de la ville de Neuchâtel furent assurésàtoujours. 2 0 Nos compilateurs d’histoires assurent quece réglement des aides regardait toute lg,,comté; maisle chanoine Baillods dont je viens de suture la leçon,comme on peut le voir en son manuscrit original entremes mains, et qui déduit le fait en judicieux écrivain,dit que les ministrals et preud’hommes, ayant à leurtête les chanoines de Notre-Dame , demandèrent et ob-tinrent le dit réglement pour les bourgeois; ce quime semble bien plus vraisemblable. Les bourgeoisavaient assez, à faire pour eux-mêmes et à leur propreallégeance, sans se mêler de celle du reste du pays.Revenons à l’historique.
(iig 5 *). Ulrich III trouve moyen de racheter l’anng 5 des mains de Roger, évêque de Lausanne , ledroit de battre monnaie, lequel réachat coûta io 5marcs d’argent. Quand et comment le prélat avait su