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laissés en la communion : partant devra son dit frèreUlrich, soit son fils aîné, cas advenant que le petitBerthold mourût sans postérité, succéder en la comté.Il veut que sa soeur Agnès soit bien et noblement en-tretenue, et met l’exécution de ses dernières volontéssous la singulière protection de l’évêque et chapitre deLausanne . Le tout est mis par écrit par Pierre d’Esta-vayer, prévôt du chapitre, sous le scel de chacun desassistans.
Remarques. Cette assemblée de tous les domicellidu chezaul me semble digne d’annotation, et peut êtreregardée comme le premier indice connu, voire l’ori-gine de certaines formes qu’on vit par après s’étendreet s’établir tout doucement en ce pays. Certain est-ilqu’on y voit : i° l’indication formelle de Y ordre desuccession, à savoir les mâles préférés aux femelles,et les aînés aux cadets : 2 ° le germe de la cour despairs, laquelle fut par la suite en grand usage et vi-gueur : 3° Il me semble que le prévôt et chapitre, in-terpellés comme gardiens de la susdite disposition qu’ilsscellent conjointement avec tous les domzels et vas-saux, présentent un trait qui prépare de loin l’introduc-tion des anciens jugemens auxquels le tiers-état dutparticiper dans la suite, par naturelle conséquence desgrandes libertés et franchises que nous allons voir toutà l’heure si sagement accordées aux bourgeois, et desusages qui s’en suivirent.
Je m’étonne que le chancelier Ilory n’ait pas faitarmes de ce fait pour appuyer son sentiment sur ladominance des comtes de Neuchâtel , en voyant lescomtes de Nidau et de Strasberg interpellés à l’égal des