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Tome second.
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tiers— état aux plaids de mai ou trois-états envoyés àValangiu par le comte de Neuchâtel pour juger lesprocès en cette grande seigneurie, de laquelle placeils ont été mis dehors à force de querelles et débats,voire coups donnés, par les bourgeois de Valangin .Ceux-ci toujours mignonés et gâtés, sont enfin de nosjours restés maîtres du parquet.

5 ° Par la chartre il fut solennellement stipulé qu’àl’avenir chaque comte, à son avènement, jurerait auxbourgeois l’observation de leurs privilèges, et commeil n’est parlé que du serment imposé au prince, parlà s’établit tout d’abord et par voie naturelle, l’usageque ce serait seulement après la solennisation du ditserment que les bourgeois jureraient obéissance etloyauté au seigneur comte : origine des scrmens réci-proque ; règle constitutive bien plus importante à main-tenir soigneusement que ne le pensent certaines gens.

6° L’évêque et chapitre de Lausanne , ensemble leprévôt et chapitre de Neuchâtel , furent déclarés jugesmainteneurs- des dites franchises, avec autorité d’as-sujétir à l’interdit toute la comté, la ville exceptée,cas advenant que le comte ou ses successeurs trans-gressassent les articles contenus en la chartre. Ainsicommença chez nous le loyal et tant bel usage desoumettre à un juge du dehors l’intègre observationdes traités publics. On verra ci-après que ce bonexemple fut suivi en 1260 au regard des franchisesaccordées au bourg de Neureux, aujourd’hui Lande-ron, et successivement en faveur de quelques autresbeux du pays, comme aussi en i/jnG, lorsque la villeet bourgeoisie de Neuchâtel , à la secrète invitation de