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Tome second.
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la seigneurie de Berne et sous belles promesses de sapart, demanda que la dite république fût dorénavantjuge des noises et débats qui pourraient s’élever entrele seigneur comte et les bourgeois, laquelle judica-ture fut solennellement attribuée aux dits de Berne dans les doubles et voire triples traités de combour-geoisie, y compris le traité secret, tous alors stipulés;de tout quoi il sera plus amplement parlé en sontemps. Si je viens d’en faire ici mention en passantet par anticipation, c’est parce que mon but, en cesnotes et remarques, est principalement d’indiquer l’ori-gine et première cause de certains usages et certainesrègles qui maintenant sont inhérentes à notre tant heu-reuse constitution politique, ensemble leur enchaînureet accroissement, matière à mon sens toute curieuse etbonne à connaître.

7° La ehartre de 1 1 1 4 attribue à la ville et bourgeoisiede Neuchâtel des droits bien remarquables, desquelsdécoulèrent une grande liberté, et entr’autres avan-tages, premièrement, origine de la magistrature mu-nicipale, de l’autorité des ministraux, de la pleine ad-ministration de la police de la ville et de son district,administration toutefois non indépendante de la policemajeure du prince, ainsi que je l’entendis soutenirmaintes fois par certains braillards au temps que j’étaisdans les 4 o hommes ; doctrine folle et toute licencieuse,fondée sur la plus crasse ignorance des choses et de leurnature, vu que la police majeure, tant et si long-tempsque le prince n’y aura pas formellement renoncé, res-tera un attribut inséparable de la prérogative seigneu-riale ; erreur qui provient de ce qu’ensuite des termes