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Tome second.
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de la chartre de 1214, la seigneurie ne peut faire pu-blier des ordonnances et mandemeus de police ma-jeure, sans la participation des ministraux au regardde la ville et de sa pourprinse tant seulement. Vrai dedire que cette police, ainsi qu’elle a été concédée etexercée, est une grande émanation d’autorité, qui con-tribua bien à conduire les ministraux à tenir leur coinen la législation : 2 0 Origine du droit de bandière parlequel les bourgeois prennent les armes, et marchentnon sous la bandière du prince, mais sous celle de la villeet bourgeoisie, non sous autorité des officiers ordonnéspar le prince, mais par commandement des ministrauxet conseil de la ville et des officiers par eux ordonnés.Seulement le banderet que les anciens écrivains du cha-pitre appellent signifer, alors nommé en langage vul-gaire porte-bandeira , prête-il serment au prince. Cefut ainsi que les bourgeois de Neuchâtel , qui, sous Ul-rich II l’an n 1 3 , acquirent la liberté d’être arméspour défendre leur ville, mais soumis à la bandière duprince et à son autorité immédiate, soit à celle du cas-lellan, reçurent par la chartre de 1214 un droit toutautrement étendu au regard des armes, vu leur propreet privée bandière, dont les dits bourgeois n’ont cesséde faire grand usage, tant ès anciennes guerres dansles ligues Suisses, qu’en celles de Bourgogne , toujoursconjointement avec les dites ligues, comme aussi pardes levées pour la couronne de France , dès le com-mencement des alliances de la nation Helvétique avecles rois très - chrétiens. 8° Origine de l’entière libertéde négoce et trafic en toutes choses et matières mar-chandes , hormis seulement en farines non - moulues