Band 
Tome second.
Seite
97
JPEG-Download
 

5)7

ès moulins du seigneur -comte, et en vin du crû nonbourgeois.

Il est si vrai de dire que le grand pas fait ainsi parle sage régent, prépara et provoqua laffranchissementgénéral en tout le pays, que lannée suivante 121 5 ,sept chefs de famille qui cultivaient le petit vallon deVoens appartenant à labbaye de Cerlier , obtinrent paroctroi de labbé, laffranchissement de la main-morteet divers droits par lesquels cette petite poignée dha-bitans formèrent une espèce de communauté, le toutagréablement approuvé et consenti par le régent.

(1214 *) Les bourgeois de Neuchâtel devenus libres,aux us et coutumes de Besançon , se hâtèrent tôt aprèsdenvoyer recueillir en ladite ville les lois, soit la pra-tique coutumière, tant au regard des franchises muni-cipales et du droit des personnes, que par rapport aurit judiciaire tant civil et criminel quecclésiastique.Pour cet effet, le lendemain de la fête de St. Jean-Bap-tiste, unministralavec un notable du conseil, ensembledeux érudits chanoines du chapitre, partent pour serendre à Besançon avec bonnes lettres de lévêque deLausanne , sollicitant laide et protection de larche-vêque métropolitain. Après trois mois de séjour, ils rap-portent le premier moule.

(1218 *) Gérard de Vienne, baron de Grandson,vient faire visite au régent, désireux dacquérir les terresen Bourgogne , que le dit régent tenait par donationdu duc recteur Berthold V. Le régent ne veut vendre,mais voyant un bon coup pour son neveu et pupille,au profit et avantage duquel il songe tout autrement

(*) BaiUods.