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ès moulins du seigneur -comte, et en vin du crû nonbourgeois.
Il est si vrai de dire que le grand pas fait ainsi parle sage régent, prépara et provoqua l’affranchissementgénéral en tout le pays, que l’année suivante 121 5 ,sept chefs de famille qui cultivaient le petit vallon deVoens appartenant à l’abbaye de Cerlier , obtinrent paroctroi de l’abbé, l’affranchissement de la main-morteet divers droits par lesquels cette petite poignée d’ha-bitans formèrent une espèce de communauté, le toutagréablement approuvé et consenti par le régent.
(1214 *) Les bourgeois de Neuchâtel devenus libres,aux us et coutumes de Besançon , se hâtèrent tôt aprèsd’envoyer recueillir en ladite ville les lois, soit la pra-tique coutumière, tant au regard des franchises muni-cipales et du droit des personnes, que par rapport aurit judiciaire tant civil et criminel qu’ecclésiastique.Pour cet effet, le lendemain de la fête de St. Jean-Bap-tiste, unministralavec un notable du conseil, ensembledeux érudits chanoines du chapitre, partent pour serendre à Besançon avec bonnes lettres de l’évêque deLausanne , sollicitant l’aide et protection de l’arche-vêque métropolitain. Après trois mois de séjour, ils rap-portent le premier moule.
(1218 *) Gérard de Vienne, baron de Grandson,vient faire visite au régent, désireux d’acquérir les terresen Bourgogne , que le dit régent tenait par donationdu duc recteur Berthold V. Le régent ne veut vendre,mais voyant un bon coup pour son neveu et pupille,au profit et avantage duquel il songe tout autrement
(*) BaiUods.