instituteur, et confirme pareillement l’acte par lequelle comte Berthold avait octroyé aux bourgeois le droitde recourir, en cas de besoin, aux franchises de laville de Besançon . Célébration des sermens récipro-ques; cris et larmes d’allégresse par tous les assis-tans; et après que le prévôt du chapitre a prononcéces mots: Domine salvum fac Ulricum, ces parolessont aussitôt répétées par toute l’assemblée avec telsredoublemens de cris, que le sensible Ulrich en a lecœur étreint et verse de douces larmes.
(ia/fi*). Hartmann, comte deKybourg, sollicite Ul-rich à se joindre à lui pour faire la guerre aux Bernois.Ulrich refuse d’y prendre part.
Ensuite du partage fait en 1235 , Ulrich devenu sei-gneur de Valangin avait été plusieurs fois visiter cetteseigneurie, ordonnant des défrichemens à ses frais èslieux de bon fond, et cherchant par tous moyens à lapeupler et faire fleurir. Mêmément en l’année 1237 ilavait accordé diverses franchises aux habitansde la Bon-neville, lieu principal duVal-de-Ruz. Devenu comte deNeuchâtel , il ne cesse de visiter ses terres et domainesde long et de large, en vrai père et seigneur, bien qu’ilsoit déjà dans un âge avancé.
(1242). En l’année 1242, venant de parcourir sonpays d’Arberg, Nidau, Bienne , Erguel, il entre auVal-de-Ruz, et s’arrête à la Bonneville, à celle find’aller visiter que deçà que delà les montagnes noires,comme on les appelait. Etonné de trouver depuis laBonneville jusquesauxlimites de la comté de si grandesterres couvertes de bois, sans autres habitans que des
O Baillock