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ours et des loups, il médite le beau dessein de fairedéfricher certains bons lieux dont il a soin de désignerle pourtour, et d’y attirer des familles en les favorisantpar de bons abergemens. En la même année, il va pareil-lement parcourir le Vaux-Travers et les montagnes jus-cpies aux confins, ordonnant et méditant le semblablequ’en la seigneurie de Yalangin. Toutes lesquelles par-ticulières choses sont ainsi racontées par le chanoineJacques Baillods qui les tira du vieux missel où Bazilede Blonay , pour lors prévôt du chapitre, avait mis enécrit les faits et dits d’Ulrich, tant en sa régence quelorsqu’il devint comte de Neuchâtel . Certes, il y avaitplaisir à décrire la vie d’un si excellent prince.
(1244*)- Toutefois, et selon coutume, le sage Ul-rich IV en vieillissant devint faible de tête. Hermann,son petit fils, le captive à tel point qu’il ne peut lui refuserl’administration du bailliage héréditaire de Bienne ,bien que le dit Hermann n’ait guères plus de 20 ans,et que son père Berthold, fils aîné du comte Ulrich,ne voie qu’avec déplaisir cette aveugle complaisance duvieillard. Il en résulte des suites fâcheuses; car Her-mann, jeune et sans expérience, caressé et mignonnepar Luthold, évêque de Bâle , et oubliant qu’il n’estlà que de par et au nom du comte de Neuchâtel , sonaïeul, à qui seul appartient le bailliage héréditaire deBienne , se laisse enjôler voire ensorceler si bien que,peu de temps avant la mort d’Ulrich IY, il cède et re-met au prélat, en l’année 1247, le tout bien secrète-ment, certains droits si subtilement exprimés que le
(*) Baillods et Horv.