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2 0 qu’Eberhard., comte de Nidau , le troisième desfrères, fera enfin droit au dit chanoine Henri de lamoitié de la commande de St.-Jean, conformémentaux volontés d’Ulrich IV, leur père commun. Bertholddélaissé par ses frères, non encore joint par le comtede Strasberg, et n’ayant bande égale à celle de Lutholdprêt à paraître, consent à l’accommodement, crainte depis, mêmement promet de contraindre le comte de Ni-dau au regard de la commande de St.-Jean.
Remarques. i° Selon le manuscrit de Bâle , le bail-liage héréditaire de Bienne , en cette occasion, fut cédéet abandonné en toute propriété air chanoine Henri deNeuchâtel . Au contraire, le cartulaire de notre collé-giale, au rapport de Jacques Baillods dont j’ai trans-crit le récit, indiquait positivement une simple jouis-sance et le droit de retour réservé au comte de Neu-châtel après la mort du chanoine jouissant. 2° Quoi-qu’il en soit, on voit ici l’occurrence et vraie cause quiamena tout naturellement par après la perte que fit lamaison de Neuchâtel de cette grande et belle seigneurie.Car ce Henri de Neuchâtel étant devenu évêque deBâle , ne manqua de profiter de diverses propices cir-constances pour annexer à son siège un si beau morceau,à quoi probable est-il qu’il visa, alors de l’accord dontest question, et non moins probable qu’en ce il fut se-crètement d’accord avec l’évêque Luthold; et certes lecomte Berthold n’était aussi fin qu’eux. Aussi, quandon compare la pauvre conduite du comte Berthold aveccelle de son grand homme de père, Ulrich IY, on nedoit s’étonner ni du peu d’affection de ses frères pourlui, ni de la grande et inestimable perte du bailliageII. 8