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cendres de leurs maisons , et demandent que justicesoit faite des traîtres. Pierre de Corgenay convaincu,est décapité.
(*) Berthold ne respirant que vengeance, et résolu deporter le fer et le feues pays de l’évêque brûleur, armederechef, et, pour réussir plus sûrement en son des-sein, il sollicite les comtes d’Arberg et de Nidau , sesfrères, ainsiqu’Eberhard de Neuchâtel , comte de Stras-berg, son cousin, de lui prêter main forte. Celui-cipromet bon secours; mais les deux premiers, bien quefrères, mal disposés envers Berthold, refusent sousdivers prétextes de lui bailler aide. De son côté, l’évêquese procure de puissans confédérés, tels que les comtesde Fribourg, de Montbéliard, de Férette et autres.Berthold marche à la tête de tous les siens par le Val-de-Ruz, de là dans l’Erguel qu’il nettoie, visant d’allerdroit à Bâle . En chemin, il apprend que le prélat ras-semble grande troupe et puissans amis. Puis au mêmetemps arrive en grande hâte auprès de Berthold lechanoine de Bâle, Henri de Neuchâtel, son frère, le-quel mal disposé de sa personne pour raisons susdites,et non moins rusé que l’évêque Luthold, représente aucomte qu’il aura pour sûr du pire en son entreprise,vu les grandes forces que le prélat amène, pour quelleraison il accourt en bon frère à celle fin de moyennerpaix, de quoi il se fait fort sous deux conditions:i° Que lui chanoine Henri aura, sa vie durant, la jouis-sance du bailliage héréditaire de Bienne , sous la rele-vance du comte de Neuchâtel , et réversible au ditcomte après la mort du chanoine, vu qu’il est d’église;
(*) MS. de la collégiale.