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(ia 65 ). Henri de Neuchâtel, chanoine de Bâle , estélu évêque, et manifeste bientôt son humeur ambitieuseet guerrière, à l’encontre du comte Rodolphe de Habs-bourg. Ce prélat travaille tout d’abord finement à cap-tiver ses neveux et petits-neveux, les comtes de Neuchâ-tel, d’Arberg et de Nidau , par caressantes manières etforce promesses de rendre au chezaul les biens qu’il tienten jouissance. Les dits neveux ne bougent pour le coup.
(1266). Le comte Rodolphe refuse d’entrer dans laligue formée par le comte de Kybourg et divers autresseigneurs contre la ville de Zurich; il tâche inutilementd’en détourner ses proches, les comtes d’Arberg et deNidau . Les ligueurs ont du pire, et sont contraints delaisser Zurich en paix.
(1267 *). L’évêque de Bâle, Henri de Neuchâtel,après avoir déjà bataillé plusieurs fois à son dam contreRodolphe de Habsbourg, médite d’armer derechefet d’attirer à son parti les seigneurs de la maison deNeuchâtel . Dans ce dessein et par beau semblant, il té-moigne désirer grandement l’affection et amitié de sesproches du chezaul, à quel effet il s’en vient leur fairevisite, passant successivement chez les comtes de Stras-berg, de Nidau et d’Arberg, lesquels il sut si bien ca-joler, qu’ils lui promirent bon secours. De là le prélats’en vient à Neuchâtel , manifestant grande joie et plaisirde revoir les lieux de son enfance et pays natal. Là ilsollicite le comte Rodolphe, son neveu, de lui bailleraide de toutes ses forces contre le comte de Habsbourg ,à l’exemple des autres du chezaul, promettant de luiremettre le bailliage de Bienne tôt après la guerre finie.
(*) Baillods,