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Tome second.
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Rodolphe est froid, et dit avoir plus besoin du comtede Habsbourg que de sa malveillance ; mais Henri,baron de Thielle et Reynaud, seigneur de Cormon-drêche, présens à ce pourparler, instent auprès de Ro-dolphe , et le pressent de bailler consentement au prélat,disant que le comte de Habsbourg leur avait assez té-moigné, alors de la guerre de Strasbourg , quil por-tait rude rancune contre les syres de Neuchâtel : au-quel pourparler sont présens le prévôt et quelques-unsdu chapitre. Finalement le comte Rodolphe cède auxinstances de son oncle, lequel mignonne aussi les bour-geois, les sollicitant de lui octroyer leur bandière, enmême temps quil leur promet cent marcs dargent,en dédommagement de lincendie causé par lévêqueLuthold, son prédécesseur. Bref, tant et si bien sut ledit évêque Henri cajoler, voire ensorceler toutlemonde,que les secours dhommes par lui demandés, lui furentbaillés de toute part. En cette guerre, Rodolphe deHabsbourg est mal mené, et lévêque Henri, hors dedétresse, oublie tout ce quil a promis.

(126g*). Par vindication des secours fournis à lé-vêque de Bâle, Rodolphe de Habsbourg survient àlimproviste, et veut surprendre le château de Thielle.Il est repoussé par Henri de Neuchâtel baron du lieu;celui-ci grièvement blessé en cette attaque, meurt tôtaprès, et sa baronnie retourne au domaine du comte.

Le comte de Habsbourg ayant manqué son coup surThielle, il passe la rivière proche labbaye de St. - Jean,tâtonne Neureux, et ne voyan t jour à la surprendre, senvient du même pas mettre le siège devant Neuchâtel . Les

(*) Baillods et Hory.