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le comte Rodolphe meurt tranquillement peu de tempsaprès.
(*). Par ses dernières volontés verbales manifestéesen présence de deux chanoines, Rodolphe IV ordonneque Sybille de Montbéliard-Montfaucon, sa femme,soit curatrice de ses six enfans, conjointement avec Ul-rich dé Neuchâtel, comte d’Arberg, son oncle, aVecsuffisante autorité pour régenter la comté, jusqu’à cequ’on ait contenté par partage un chacun de ses dits sixenfans, n’ayant eu le temps par subite maladie et pro-chaine surprise de mort de régler les dits partages.Toutefois il désigne son fils aîné Amédée pour être sonsuccesseur comte de Neuchâtel , et lui remet son an-neau scel.
Remarques. Rodolphe IV mérite des louanges pourson administration, certes belle et bonne : sa conduiteau-dedans et au-dehors manifeste une sage tête, au-dedâns en regagnant par bonnes et sages manières l’a-mitié des bourgeois j que son père avait fort mécon-tentés, et en leur manifestant la sollicitude d’un vraipère, lorsqu’il les sollicita bien sagement, avec grandeet prompte libéralité, à rebâtir tout d’abord leur villepresque toute brûlée en 126g, en fondant la ville deNeureux et en lui octroyant de grandes franchises,en accordant des accensemens au Vaux-Travers, sur-tout ès montagnes, afin de les défricher et peupler, demême aussi en la partie du Val-de-Ruz qui lui appar-tenait , en ne donnant rien aux gens d’église, ains lesréprimant, comme il fit au regard de l’insatiable abbéde Fontaine-André : au-dehors, en refusant de se li-
(*) Vieux Missel.