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guer contre Zurich , en aspirant à éteindre la rancune ducoin te de Habsbourg , en se ménageant l’amitié du comtede Savoie, en vivant en bonne intelligence avec tous sesvoisins> en résistant avec fermeté à l’évêque de Lau-sanne , sans se mettre en grand souci de l’interdit lancéparle prélat, et ce, en un siècle où tel malheur était ré-puté le pire. Bien est-il vrai que, par rapport aux dé-mêlés de son oncle Henri, évêque de Bâle , avec lecomte de Habsbourg, la suite a lait voir que Rodol-phe IV aurait rnieux fait de se tenir à son premier etpropre sentiment. Mais pouvait-il deviner que son on-de, bien qu’évêque, ne serait qu’un trompeur, et queRodolphe de Habsbourg, par une fortune non pareille,deviendrait un jour un puissant empereur?
Il est à propos d’observer que cette assemblée quele comte Rodolphe convoqua, lors de l’intérdit lancépar l’évêque de Lausanne , présente la répétition d’unspectacle déjà vu et certes tout remarquable, en ce qu’ilindique de plus en plus le germe qui devait produireun jour les audiences‘-générales composées des troisordres. Car bien qu’en rassemblant ainsi auprès de lui,en des occurrences ardues , des chanoines, des vassauxet des preud’hommes bourgeois, le seigneur comte nevoulût alors par là que participer volontairement duprudent avis de ses féaux et gens les plus éclairés, tou-tefois nous voyons là, ce me semble, la vraie originede la forme que prit dans là suite notre législation, ainsiqueje crois l’avoir remarqué déjà, mêmement plusieursfois peut-être, vu que, ne travaillant à cet écrit que deloin en loin, je n’ai le temps de regarder en arrière.Mon travail n’est point histoire, mais seulement maté-