Band 
Tome second.
Seite
129
JPEG-Download
 

129

qui devaient bien sêtre multipliées depuis laffran-chissement des bourgeois de Neuchâtel et de ceux deNeureux, tous libres de posséder, et pouvant partantavoir souvent maille à partir de long et de large, tantavec les nobles quavec les gens déglise, soit entre eux-mêmes. Probable est-il que par les assises du dedansil faut entendre le tribunal suprême auquel présidaitle comte en son chastel, et par assises du dehors cesjuges autrefois envoyés ça et dans le pays, commeon sait, pour prendre une première connaissance deschoses en litige, voire les juger et finir selon la natureou valeur du sujet.

Jobserve en passant que, sil ne reste trace aucunede la ville de Neureux, au regard surtout de ses murs,tours et fossés, il ne faut sétonner si nous ne voyonsnul vestige bien visible de lancienne Noïdenolex, dé-truite 800 ans avant la fondation de Neureux.

Jobserve enfin que les écrivains suisses et allemands,en parlant de lexpédition contre lévêque de Strasbourg en 1261, assurent que Henri comte de Neuchâtel étaitau nombre des ligueurs. Or ce Henri était le baronde Thielle, frère du comte de Neuchâtel , Rodolphe I\ .De même en 1267 ils disent que lévêque de Bâle ap-pela à son secours ses frères, les comtes de Neuchâtel ,dArberg et de Nidau . Or ceux-ci nétaient, le premierque son neveu, et les autres ses petits neveux. Bonde dire quil ne se voit querreurs pareilles et si fré-quentes que cest peine non petite de les redresser àtout coup.

n.

')» 9