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qui devaient bien s’être multipliées depuis l’affran-chissement des bourgeois de Neuchâtel et de ceux deNeureux, tous libres de posséder, et pouvant partantavoir souvent maille à partir de long et de large, tantavec les nobles qu’avec les gens d’église, soit entre eux-mêmes. Probable est-il que par les assises du dedansil faut entendre le tribunal suprême auquel présidaitle comte en son chastel, et par assises du dehors cesjuges autrefois envoyés ça et là dans le pays, commeon sait, pour prendre une première connaissance deschoses en litige, voire les juger et finir selon la natureou valeur du sujet.
J’observe en passant que, s’il ne reste trace aucunede la ville de Neureux, au regard surtout de ses murs,tours et fossés, il ne faut s’étonner si nous ne voyonsnul vestige bien visible de l’ancienne Noïdenolex, dé-truite 800 ans avant la fondation de Neureux.
J’observe enfin que les écrivains suisses et allemands,en parlant de l’expédition contre l’évêque de Strasbourg en 1261, assurent que Henri comte de Neuchâtel étaitau nombre des ligueurs. Or ce Henri était le baronde Thielle, frère du comte de Neuchâtel , Rodolphe I\ .De même en 1267 ils disent que l’évêque de Bâle ap-pela à son secours ses frères, les comtes de Neuchâtel ,d’Arberg et de Nidau . Or ceux-ci n’étaient, le premierque son neveu, et les autres ses petits neveux. Bonde dire qu’il ne se voit qu’erreurs pareilles et si fré-quentes que c’est peine non petite de les redresser àtout coup.
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