— 151 —
châtel, avant de remettre l’autorité au comte Amédée,d’humeur trop prompte et bouillante pour faire bonneehevance avec le prélat, homme ardent aussi.
(1271*). Ulrich de Neuchâtel, comte d’Arberg etseigneur de Valangin , voulant brider les incursionset dégâts du comte de Habsbourg , fonde la petite villed’Arberg, tout à côté du château. Il l’entoure de fortesmurailles et tours avec fossés pleins d’eau tirée del’Aar, et invite ses sujets de Valangin à venir l’aiderde leurs bras et charrois, ce qu’ils font fort agréa-blement; pour lequel service, Ulrich les affranchit àtoujours du péage en la ville d’Arberg.
(1272 *). L’évêque de Bâle, Henri de Neuchâtel.,attaqué de nouveau par Rodolphe de Habsbourg, sol-licite vivement le comte Amédée d’aller à son secours,faisant de plus fort ses belles promesses accoutumées.Amédée qui ne demande qu’à jouer des poings, armeincontinent, et pour faire bonne diversion, vu queRodolphe de Habsbourg est devant Bâle , il arrive àI’improvisle devant le château de Habsbourg qu’il sur-prend, saccage et réduit en cendres. La jeunesse bour-geoise accompagne le comte Amédée en cette expédi-tion , malgré les remontrances des ministrals qui biensagement avaient refusé leur bandière à l’évêque. Al’ouïe du sac et brandons de son château, Rodolphede Habsbourg, en grand courroux, médite revanche,déloge prestement de devant Bâle et tire droit sur Neu-châtel . Arrivé à l’abbaye de St. Jehan pour y passerla Thielle, il voit l’évêque posté au-dessus de Neureux,et apprend qu’Amédée, revenu en bâte, tient bon poste
(*) Baillods.
9 *