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aux roches sur St. Biaise, en telle sorte que ne vou-lant se mettre entre deux feux, il est contraint de s’enretourner, irrité de plus fort et bien mal content.
Bien que la comtesse Sybille eût partagé la fermetéde Rodolphe IV, son défunt mari, au regard de lanouvelle monnaie de l’évêque de Lausanne , toutefoisen prudente et sage régente, elle avait cherché à mettrefin au discord, et Jehan, son fils, prévôt de la col-légiale, avait été par elle envoyé devers le prélat pours’aboucher et lui faire entendre que sa monnaie nesera reçue en la comté que sous certaines conditionset astrictions, et moyennant qu’il commence par leverl’interdit. L’évêque voyant bien que sa verge ne frappeque l’air, retire tout d’abord l’excommunication, etmanifeste grand désir de parlementer et s’accorder.Le prévôt Jehan étant de retour, Sybille convoque lesmêmes chanoines, vassaux et bourgeois, pour avoirleur avis, ainsi qu’avait fait Rodolphe son mari. Il est ré-solu en cette assemblée que la nouvelle monnaie pourraêtre reçue sous certaines conditions et réserves ci-après indiquées. Le prélat souscrit à tout, et cette noiseainsi amenée à fin, Sybille remet l’administration desaffaires au comte Amédée, son fds majeur et mariédepuis plusieurs années, mais presque toujours à laguerre. Il avait épousé Jordanne de Neuchâtel-Arberg,sa cousine ou tante à la mode de Bretagne.
Remarques. On apprend par le chanoine Baillodsque le récit de cette querelle était couché sur le vieuxmissel, de la main du prévôt Jehan de Neuchâtel, etque tant au regard du règne d’Amédée que de celuidu comte Rollin, fds et successeur d’Amédée, le même