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Tome second.
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prévôt Jehan en avait été le principal écrivain du chapitretant au vieux missel quau cartulaire. Or il est à proposdindiquer ici le vrai point de la contestation et lesconditions du réglement au regard de la dite monnaie,matière assez curieuse. Lévêque de Lausanne, Jehande Cossonay, homme avide de curée, avait fait publieren tout son diocèse que la livre lausannoise vaudraitdans la suite 20 gros au lieu de 12, dautant, disait-il, que sa nouvelle monnaie portail intrinsèquementcette valeur; mais elle était en si petite quantité quonnen voyait quasi point. Toutefois il entendait que lesredevances en argent lui seraient payées sur le piedde la nouvelle livre. Or, comme la livre viennoise va-lant 12 gros était dun usage ancien dans toute la Suisseromane , et toujours la plus abondante, cétait aussien sols et deniers viennois que les accensemens et re-devances avaient été stipulés à leur établissement pri-mitif. Partant le brave prélat avait dessein daugmenterainsi de 12 à 20 son revenu, du moins au regard deses droits en argent; car celui-, par exemple, qui de-vait 5 sols, 11e pouvant se procurer des espèces lau-sannoises, était obligé de donner 5 sols viennois, mon-naie alors commune et courante, vu que 5 sols viennoisrépondaient à 3 sols lausannois de nouvelle fabrique.Or il avait été vérifié et reconnu que la dite monnaieneuve, bien que haussée de deux cinquièmes, avaittout au plus la réelle valeur de la viennoise, et par-tant que le pasteur faisait le larron au milieu de sesbrebis, en telle sorte que le comte Rodolphe IV, et,après lui, la comtesse Sybille méritent louange de na-voir voulu, souffrir pareille besogne, ni pris souci de