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de Habsbourg lequel, en furie pour la ruine de sonchâteau brûlé l’an devant, leur fait couper le poingdroit, en guise de rançon, et les renvoie. Il met le siègedevant Bâle , et là il reçoit l’agréable nouvelle de son élé-vation à l’empire. L’évêque Henri, rusé politique, sehâte de reconnaître son plus mortel ennemi pour sonseigneur, et lui ouvre incontinent les portes. Le comteAmédée, au heu de suivre l’exemple de son vieux re-nard d’oncle, revient en disant tout haut qu’il ne veutfléchir devant le coupeur de poings.
Au milieu de septembre meurt Henri de Neuchâtel,évêque de Bâle , après avoir légué par testament à sonsiège le bailliage héréditaire de Bienne , dont il n’avaittoutefois que l’usufruit. A l’ouïe de cette disposition, lecomte Amédée justement indigné, s’empare de la villede Bienne et de tout le bailliage (1274 *•)
Remarques. Cèt évêque, Henri de Neuchâtel, fut unmaître homme selon le monde, mais un vrai bélitreselon Dieu, justice et raison. Il fonda le petit Bâle ; ilacquit par argent Porentrui,. Férette et autres lieux;il fonda et renta l’église de Serrières dont il remit lacollation au chapitre de St. Imier, laquelle collation,alors de la réformation, passa ès mains de la ville deBienne, de qui les ministraux l’acquirent. Mais on peutbien dire que cet évêque, sans entrailles pour son sang,ne montra qu’une perverse doctrine d’ambition, d’as-tuce et autres mauvaisetés mondaines; car, quoiqu’endie le manuscrit ou cartulaire de Bâle , il n’était nul-lement propriétaire du bailliage de Bienne , mais enavait la simple jouissance, par accord ci-devant rap-porté année 1249 • Il ne sut faire au tre chose que tromper