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Tome second.
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ses neveux et petits neveux par belles promesses deleur remettre bientôt les grands biens quil tenait duchezaul, et par ce leurre et autres cajoleries, les en-traînant en ses querelles au risque de leur ruine totale. ;

(1283 *). Après avoir guerroyé pendant près de dixans contre lévêque de Bâle , successeur de Henri deNeuchâtel, le comte Àmédée, ne pouvant rester maîtretranquille du bailliage de Bienne , fait ligue pour venirune bonne fois à bout du prélat. Les ligueurs sontRenaud de Bourgogne, son gendre, et les comtes dAr-berg, de Nidau et de Gruyères. La ville de Neuchâtel offre sa bandière au comte qui laccepte. Lévêquevoyant lorage prêt à fondre sur loi, dépêche inconti-nent vers lempereur Rodolphe I er , quil sait être grandennemi dAmédée,, et met habilement tous les droitsde son siège en la particulière protection impériale. IAussitôt lempereur prend hautement le parti de lé-vêque, déclarant que la donation faite au siège de Bâle doit avoir son plein effet, le tout avec menaces dy con-traindre les opposans. Le comte Amédée est obligé deplier sous le poids de la force majeure. La maison deNeuchâtel perd ainsi à toujours les beaux et bons paysqui composaient le bailliage'héréditaire de Bienne, , sa-voir la ville et mairie de Bienne , le Val-de-St.-Imieret le pays nommé aujourdhui châtelainie de la Neuveou Bonne Ville et montagne de Diesse.

(1284). Lévêque ainsi mis en possession par lempe-reur, fait construire incontinent le château de Schlos-berg sur la frontière, non loin de Neureux, endroit parlequel le comte Amédée était entré plusieurs fois dans j

(*) Baillodj.