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(i2go *). Les régens contractent alliance avec laville de Fribourg , au nom du comte Rollin. Le cha-pitre ainsi que la ville et bourgeoisie de Neuchâtel , sontnommés dans le traité, comme y ayant une certainepart.
Remarques. Le dit traité ne se trouve pas chez nous,et je n’ai pu me le procurer de Fribourg , où il ne setrouve pas non plus. Toutefois il en est fait une hono-rable mention dans le traité d’alliance et de combour- 1geoisie, conclu avec ce canton par le comte Philippe,l’an i 495 . On y lit ces paroles remarquables : « les» comtes et bourgeois de Neuchâtel , d’une part, et les» plus anciens de Fribourg , étaient déjà en si étroitea union l’an 1290, qu’il leur en advint grand profit. »Certes, si l’on avait encore cet ancien et curieux traité, jquand on conclut celui de 1 4 q 5 , c’est vergogne de ne 'l’avoir plus.
(1291 *). Les Fribourgeois demandent que la ban-dière du comte et celle de la ville se joignent à la ligueformée contre Berne . Les régens répondent que Fri- 1bourg étant attaquant et non attaqué, la bandière ducomte de Neuchâtel ne doit marcher à leur aide, n’étantici le lieu de fournir secours, d’autant que le comteleur pupille et neveu, n’étant âgé que de dix ans, pour-rait quelque jour les blâmer justement d’avoir prispart en une querelle que le traité ne peut épouser. Lesministrals, après avoir sagement consulté les régens,répondent de même ; mais on ne . peut retenir les jeunesbourgeois curieux des armes. Presque tous courent (d’eux-mêmes joindre ceux de Fribourg .
(*) Baillods.