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Remarques. Nos compilateurs disent que le comtede Neuchâtel joignit ses troupes à celles des ennemisde Berne ; mais ils ont été trompés par une conformitéde noms, en ce que ce ne fut pas Rollin ou Rodolphe Y,encore enfant, mais bien Rodolphe de Neuchâtel comtede Nidau . On ne saurait trop répéter que les chroni-queurs Suisses , ainsi que Kanderbuch, auteur de lachronique de Savoie , et après eux tous, Plantin en saRépublique, ont souvent appelé comtes de Neuchâtel divers mâles des branches cadettes du chezaul.
(i ag i ). La ville de Genèveest assaillieparle comte duGenevois, qui ne peut s’en rendre maître. Toutefois il ycause un grand incendie qui désole les halhtans, les-quels , informés du bon accueil que les sires de Neu-châtel font aux étrangers qui viennent se constituerleurs sujets, trente pères de famille sollicitent les ré-gnns de leur octroyer l’abergement en tel canton duVaux-Travers qu’il leur plaira leur bailler à défricher,ce qui leur est agréablement accordé à de bonnes con-ditions. Les co-seigneurs de Valangin , Jehan et Thié-terich ou Dietherich de Neuchâtel-Arberg frères, ap-prenant ces choses, font offrir des conditions encoreplus favorables aux Genevois, lesquels viennent aunombre de 45 familles s’établir au Val-de-Ruz, dansles bois au-dessus des villages de Coffrane et de Fontaine,et quelques-uns au dessus-de St .-Mar tin ; origine des vil-lages nommés Genevais ou Genevois; origine des francs-abergeants, primitivement surnommés genevaisans,tant au Vaux-Travers qu’au Vaux-de-Ruz. Voyez enmon Mémoire de 1668, quelle fut la condition primor-diale de cette classe de sujets, et les changemens et adou-