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félonie : lequel traité se'trouve au trésor des archives,non l’original, mais la copie, d’une forme ancienne etd’une toute vieille écriture, en langue latine. Je viensd’en rapporter la vraie Substance à mon sens, et au-tant que j’ai cru bien entendre ce latin-là qui n’est celuide Cicéron ; facile est-il de comparer mon dire avec ledit vieux document, lequel, bien que copie seulement,mérite créance, vu qu’il s’accorde pour l’essentiel avecle récit couché au vieux missel de la propre main duprévôt Jehan de Neuchâtel, l’un des régens, au rap-port du chanoine Jacques Baillods.
A la pressante sollicitation de Louis de Savoie , baronde Vaud , les régens joignent la bandière du comteRollin à celle de Berne et de Fribourg , en faveur dudit baron de Vaud contre l’évêque de Lausanne , lesrégens trouvant l’occasion bonne pour abaisser le prélatenclin à faire toujours plus le maître dans son diocèse.Le jeune Rollin veut être de l’expédition, en laquelleRichard son oncle l’accompagne, comme en la précé-dente. L’évêque excommunie aussitôt le comte et laville de Neuchâtel, en compagnie des villes de Berne et de Fribourg . Et bien que l’évêque soit aidé des ba-rons de Grandson , de La Sarra et autres, il est fina-lement contraint de parlementer paix, laquellè estmoyennée par Amédée IV, comte de Savoie (1296),venu pour telle bonne oeuvre vers les guerroyeurs desdeux parts. Le comte de Savoie touché de la jeunesse,bonne mine et gentil esprit du comte Rollin, le prenden singulière amitié, et l’ayant convié avec grandes af-fectuosités, il l’emmène en visite en Savoie , où Richardaccompagne son neveu et pupille.