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nent tous leurs gens d’armes. Henri de Neuchâtel,seigneur de Colombier et Amédée du Vaux-Travers,tous deux chevaliers, sont mis à la tête des troupes.Le jeune comte Rollin demande avec grandes prièresd’être aussi de la fête; les régens ne peuvent vaincreses instances, et l’un d’eux, Richard l’accompagne. Lesseigneurs de Valangin , bien que l’évêque de Bâle lesait joints avec plusieurs mille des siens, sont déconfitset faits prisonniers es champs de Coffrane; le prélatse sauve presque seul. Les dits vassaux félons et pri-sonniers sont amenés à Neuchâtel ; là ils implorentmerci. Grâce leur est accordée aux conditions suivantes :i° de se reconnaître félons envers leur légitime sei-gneur, partant de fournir deux têtes d’argent pesant25 marcs chacune, en signe de réachat de leurs proprestêtes qu’ils ont mérité de perdre pour leur félonie :lesquelles deux têtes d’argent seront posées au maître-autel de l’église de Notre-Dame de Neuchâtel : 2 ° deprêter foi et hommage au seigneur comte sous bâtonlevé : 3° de retirer et annuler l’acte de féauté traîtreu-sement passé par eux en faveur de l’évêque de Bâle ,et de remettre le dit acte au seigneur comte : 4° Le ditseigneur comte reprend et retient à lui Boudevilliers et son district, dont limites seront réglées sur place.5° Le seigneur comte retire également le bourg et châ-teau de Valangin cédé mal et méchamment à l’évêquede Bâle par les dits féotiers félons; toutefois le dit sei-gneur comte en remet la jouissance aux dits féotierspour aussi long-temps qu’ils garderont fidélité. 6° Lesdits vassaux, Jehan et Thieleric paieront 1000 livreslausannoises pour frais de guerre occasionnés par leurII. 10