Band 
Tome second.
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lin, les chevaliers conducteurs des bandes en ce rudeet dernier assaut, épargnent soigneusement lés habi-tans, singulièrement femmes et enfans, et ne baillentnul quartier aux gens de lévêque ; tous sont dépêchésau fil de lépée. Les dits habitaus ainsi épargnés de-vaient être envoyés partie à. Valangin pour augmenter lebourg, partie ès montagnes du Vaux-Travers pour lesdéfricher. Mais en une nuit ils sévadent en grandepart, se jettent dans les bois, grimpent et passent Chau-mont , pour se réfugier sur les terres de lévêque aubord du lac de Bienne : origine de la Neuve ou Bonne-ville daujourdhui.

Sans perte de temps, le comte Rollin vient mettrele siège devant le chastel de Valangin dedans lequelsont les co-seigneurs avec leurs hommes royes;- maissans espoir dêtre secourus par lévêque qui les a in-duits à forfaire, et craignant une déconfiture toutesemblable à celle de leur Bonneville , les dits co-sei-gneurs implorent paix et miséricorde, avec grandesmarques de sincère repentir. Les régens apprenant ceschoses, accourent sur les lieux dans le louable desseinde modérer la grande irritation du jeune comte et de tra-vailler à regagner laffection des féotiers félons par dou-ceur et favorables conditions, vu quils semblent*ou-vrir les yeux sur les trompeuses promesses du prélat.Par tel sage motif fut conclu le second jour de mai untraité portant : i° que Jean et Thiéteric de Neuchâtel , ci-devant co-seigneurs de Valangin , paieront i5o marcsdargentpour frais causés par leur félonie ; 2 ° que la Bon-neville restera détruite à tout jamais ; en retour de quoi leseigneur comte veut bien enlever sa main-mise sur le fief