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mandement du syre, de loin en loin, plus ou moins.Tels changemens ne purent durer, car les litis-con-testations se multipliaient, vu que la comté se peuplaitet prospérait de long et de large par accensemens et oc-trois; et, comme le grand plaid n’était plus convoquéque de loin en loin, il est facile de penser combien d’af-faires litigieuses entassées, combien de pertes et dom-mages par retardement de jugement, et combien dejustes plaintes et clameurs. Tel désarroi amena dans lasuite le remède qui fut un abrégé du grand plaid, à sa-voir quatre chanoines, quatre nobles ou féotiers, quatrenotables ou conseillers bourgeois, lesquels douze jugeseurent charge de tenir le plaid de mai en chaque an-née , et de sentencer suprêmement sur certaine naturede causes seulement, vu que le grand plaid se réservade connaître et juger des autres en dernier ressort; le-quel abrégé ou plaid de mai reçut aussi dans la suitele nom de trois-états, en même temps que le grandplaid, dont la convocation demeura à la volonté du syre,fut alors appelé grands jours et finalement audiences-générales. Lesquelles chosesreparaîtrontci-après, cha-cune en son lieu ; et si je viens d’en indiquer par avancesommairement l’enehaînure, jusques au temps des au-diences-générales , c’est afin de présenter en raccourciles modes primitifs, changemens et causes qui ame-nèrent les dites audiences, desquelles j’ai suffisammentparlé tant en la première partie de cette notice qu’enl’avant-propos de cette seconde, ayant indiqué lesmotifs de leur anéantissement, et l’heureux achemine-ment du beau et utile pouvoir de notre suprême tri-bunal des trois-états de présent, lequel réunit en per-