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Tome second.
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les seigneurs vassaux ou féotiers de la comté, etles principaux notables, prendhommes et conseillersbourgeois, première admission du tiers-état. En cetteassemblée on délibère, on prend une résolution surlimportante matière des monnaies et de linterdit lancépar lévèque de Lausanne . Assemblée toute pareille en1272 sous la régente Sy bille, en laquelle fut réglée etrésolue la matière de la querelle avec le prélat. On vientde voir, en i2g5 et i3oi , semblables convocations endes conjonctures épineuses, et les trois ordres consultés,toutefois uniquement par le sage et bon vouloir dessvres de Neuchâtel ou desrégens. Certes un pareil espritdadministration, offre, à mon avis, un ravissant spec-tacle . On peut dire le semblable, voire davantage encore,de la très-excellente institution du plaid de mai, parlaquelle institution nos anciens syres méritent si biendêtre grandement louangés, ce que je nai obmis defaire année 1270, comme juste, dautant que nos syresdalors ne furent imitateurs, que je sache, ains puisè-rent en leur cœur et tête semblable pensée, certes toutepaternelle. Plus la matière des présentes remarques esttouchante et douce à examiner, et plus elle me provoqueà dire par anticipation que les hommes semblent sou-vent se complaire à gâter les choses les mieux ordon-nées; les uns le font par licence, les autres par pa-resse, comme il en advint au regard du grand plaidou plaid de mai. Les nobles féotiers sennuièrent dytenir leurs sièges chaque année; tel métier nétait passe-temps pour eux; et tant surent-ils dire et faire quebientôt le plaid de mai ne fut pas un tribunal réguliè-rement annuel, et ne sassembla que par exprès com-