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terres et forêts inhabitées, et n’exige du défricheur qu’uncens annuel de quelques deniers lausannois par chaquefâulx de terrain défriché, admettant ces nouveaux ha-bitans à la condition de francs-abergeans, alors la pluslibre et propice dans le pays, fors celle de bourgeoisde Neuchâtel ou de Neureux. Origine du prompt peu-plement et grande prospérité de nos montagnes. (Voyezmon mémoire de 1668, contenant les particularités dudit octroi d’abergement et de tous autres affranchisse-mens successifs).
(i 3 o 6 *). La ville de Fribourg requiert le comteRollin en vertu de l’alliance, de lui donner aide en laguerre qu’elle entreprend, conjointement avec la villedeBerne, contre Louis de Savoie, seigneur de Vaud . Lecomte, proche parent de ce dernier, par la comtesse Eléo-nore de Savoie, sa femme, se rend avant tout aux campsrespectifs, et parvient à moyenner paix entre les parties.
(1307). Traité d’alliance pour 10 ans entre le comteRollin et les Bernois.
Remarques,. J’ai trouvé ce traité au trésor des ar-chives en copie seulement, mais toute vieille. Il est enlatin et daté pridie calendarum mardi 1307. On y voitdignes d’annotation les choses suivantes : x° Le comteRollin et les Bernois s’engagent à s’entresecourir en-vers et contre tous, le comte réservant Jehan de Châ-lons, le comte de Montbéliard qu’il appelle avunculus,et les évêques de Lausanne et de Bâle , à moins que lesdits seigneurs réservés ne soient les auxiliaires des en-nemis de Berne, auquel cas le comte de Neuchâtel mar-chera , toutefois sans entrer sur les terres des seigneurs
(*) Baillods.