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Tome second.
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réserves. 2 ° Le comte de Neuchâtel ne pourra renoncerà sa qualité de bourgeois de Berne avant dix ans, etles Bernois ne pourront la lui retirer tant et si long-temps quil plaira au comte de rester leur bourgeois.3° En cas de noises entre les parties ou leurs gens,elles seront jugées et terminées par des arbitres, choisisdeux de chaque part, assemblés pour ce à Morat . 4° Lecomte de Neuchâtel , sans avoir réservé les Fribour-geois, se déclare toutefois bourgeois de Fribourg , etajoute les mots suivans, que je ne puis certes bien en-tendre. k Tenemur infra quindenam dictam burgen-» siam Friburgensibus demandare, et elapsa eadem» quindena promittimus dictos Bernenses contra Fri-» burgenses. defendere juvareque. » En école du bonlatin, quindeni, æ, a, toujours au pluriel, se rappor-tent par adjectif au nombre i5; ici le mot au singu-lier et que je nai vu nulle part, signifie-t-il quelqueautre nombre, et sagit-il dannées, mois, semaines oujours ? La traduction en vieux roman qui se trouve avecla copie du texte latin, suppose que Rollin réserva Fri-bourg pour les 5 années que lalliance avec les Fribour-geois devait encore durer ; mais, sil en avait été ainsi,il semble que cette réserve eût été contenue dans lin-dication des seigneurs réservés. Bref, je laisse à demeilleures visières que les miennes à voir clair en cepoint, dautant que le chanoine Baillods dit seulementque le prévôt Jehan avait sagement provoqué la dite al-liance avec les Bernois, à celle fin que le comte son neveupût rester neutre en les fréquens démêlés entre Berne et Fribourg. Par plusieurs fois jai demandé à Berne des lumières sur ce traité qui est fort bien connu et