Band 
Tome second.
Seite
169
JPEG-Download
 

1G9

Louis. Tôt apres apparaissent les Bernois du côté deSt.-Jehan, et le prélat du côté de Neureux, dans le-quel bourg ses gens se logent, nétant alors en défense,vu que la majeure part de ses habitans sétaient trans-portés à Landeron . Incontinent le comte Rollin ras-semble son monde ; les seigneurs féotiers accourentavec tous leurs hommes darmes, notamment Jehande Neuchâtel - Arberg, seigneur de Valangin , suividune nombreuse bandière. Le comte remercie celle dela ville de Neuchâtel , disant que les pères doiventrester à la maison en labsence de leurs enfans, déjàtous à la besogne avec son fils Louis. Et voulant sansperdre temps, porter aide et reconfort aux assiégés,rudement assaillis de deux côtés, il savance durant lanuit sur Neureux, en telle manière quà laube il fondsur le camp de lévêque, et si bien sont étrillés les gensdu prélat, quils se sauvent par monts et vaux, pour-chassés chaudement par Henri de Neuchâtel-Colom-bier. Ce que voyant les Bernois, ils délogent de leurcôté tout dabord, non toutefois si tranquillement,que le jeune Louis, sorti avec ses preux, ne les atteigneau mont de Chules , et ne maltraite les moins diligens.

Ceux de Soleure venant au secours de Landeron ,non au regard des Bernois avec lesquels ils sont en al-liance et quils ont réservés, mais contre lévêquc deBâle , arrivent sur ces entrefaites, et trouvant placenette et besogne parachevée, ils sen retournent gran-dement remerciés.

(*) Les Bernois irrités par telle mauvaise chance,et apprenant que le comte de Neuchâtel amplifie de

C) Munster, Slettler, Planlin, Baillçds.