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Louis. Tôt apres apparaissent les Bernois du côté deSt.-Jehan, et le prélat du côté de Neureux, dans le-quel bourg ses gens se logent, n’étant alors en défense,vu que la majeure part de ses habitans s’étaient trans-portés à Landeron . Incontinent le comte Rollin ras-semble son monde ; les seigneurs féotiers accourentavec tous leurs hommes d’armes, notamment Jehande Neuchâtel - Arberg, seigneur de Valangin , suivid’une nombreuse bandière. Le comte remercie celle dela ville de Neuchâtel , disant que les pères doiventrester à la maison en l’absence de leurs enfans, déjàtous à la besogne avec son fils Louis. Et voulant sansperdre temps, porter aide et reconfort aux assiégés,rudement assaillis de deux côtés, il s’avance durant lanuit sur Neureux, en telle manière qu’à l’aube il fondsur le camp de l’évêque, et si bien sont étrillés les gensdu prélat, qu’ils se sauvent par monts et vaux, pour-chassés chaudement par Henri de Neuchâtel-Colom-bier. Ce que voyant les Bernois, ils délogent de leurcôté tout d’abord, non toutefois si tranquillement,que le jeune Louis, sorti avec ses preux, ne les atteigneau mont de Chules , et ne maltraite les moins diligens.
Ceux de Soleure venant au secours de Landeron ,non au regard des Bernois avec lesquels ils sont en al-liance et qu’ils ont réservés, mais contre l’évêquc deBâle , arrivent sur ces entrefaites, et trouvant placenette et besogne parachevée, ils s’en retournent gran-dement remerciés.
(*) Les Bernois irrités par telle mauvaise chance,et apprenant que le comte de Neuchâtel amplifie de
C) Munster, Slettler, Planlin, Baillçds.