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pour dix ans seulement, étant parvenu à son terme,voire par delà, le comte propose aux Bernois de le re-nouveler pour autant qu’il vivra, ensemble les cinqpremières années du règne de son successeur. Berne répond agréablement, moyennant toutefois que la nou-velle ville et forteresse du Landeron n’aura ni toursni fossés en la partie d’uberre regardant Berne . Lecomte, tout ébahi à l’ouïe d’une semblable condition,dit qu’il ne peut y consentir,, vu que l’évêque de Bâle,au regard duquel seul la dite forteresse est construite,ne manquerait de l’attaquer par tel côté non assez fort.Les Bernois insistent; le comte devient froid, se tait etordonne incontinent de mettre de plus fort le Lan-deron en bon état de défense, à l’endroit qui fait souciaux Bernois. Le querelleur évêque Girard, informéde ces choses, s’émeut derechef et fait tant par sessollicitations et clameurs, qu’il parvient à émouvoiraussi les Bernoisavec lesquels il est en alliance ( 1 5a5). Lecomte, bien instruit des menées et desseins de l’évêquepar certains du chapitre de Bâle restés affidés de Her-mann , recherche l’amitié de ceux de Soleure et con-tracte aussitôt alliance avec eux pour douze ans, etcomprend spécialement dans le traité sa nouvelle villeet forteresse du Landeron . Cela fait, il met son filsLouis, bien que tout jeune encore, en la dite ville,accompagné d’Ottonin de Neuchâtel-Cormondrêche,de Simon de Courtelary et de Conraud du Vaux-Tra-vers dit Du Terraux, braves chevaliers, pour conseils,avec bon nombre de gens d’armes d’élite, entre les-quels la plupart des jeunes gens de la ville de Neu-châtel , qui tous demandent à suivre le jeune seigneur