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bien des chartreux : réponse certes d’une toute bonnetête, et que les successeurs de Rollin ne surent imiter.,
(i3p.6 *). Au commencement de l’an 13a6, le comteRodolphe V dit Rollin, fatigué de tant de tracas,n’ayant eu depuis l’âge de sept ans que tribulations etpérils autour de sa personne, dont toutefois, tant parses sages tuteurs-régens que par lui-même, il sortitbien heureusement, voire habilement, le comte, dis-je, médite d’associer à l’administration son fils Louis,non tout à fait majeur encore. Pour cet effet, il le con-duit en Bourgogne auprès de Béatrix de Vienne, mèretutrice de Jehan III, comte de Châlons , laquelle dameconsent à l’hommage anticipé du jeune Louis. A sonretour, le comte Rollin convoque un grand-jour, à sa-voir les principaux du chapitre, tous les seigneurs vas-saux et les plus notables du conseil de la ville. Il leurdéclare sa résolution fondée sur le repos dont il a be-soin, et sur le bon escient qu’il a reconnu en Louisson fils, ensemble la louable conduite qu’il a manifes-tée par deux fois en la défense de Landeron , désirantpour ces causes le faire reconnaître de son vivant syre etcomte de Neuchâtel , par association et conjonction aveclui, quand bien son dit fils ne sera majeur qu’à la finde l’année, voulant par là qu’il apprenne tôt et sousses yeux à conduire toutes choses. Cela dit, il remet unanneau scel, pareil au sien, à son fils, en présence destrois ordres.
(i- 326**). Lequerelleur et brouillon Girard, évêquede Bâle , ayant eu pour successeur Jehan de Châlons»prélat pacifique, ainsi que devraient l’être tous les