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ce jour en majeure part. Mais puisque le comte Rollinn’a mérité que ce reproche, on peut dire, ce me semble,que tel unique blâme fait tout justement son éloge.
Reprenons la suite de la descendance et filiation desbranches cadettes de la maison de Neuchâtel depuisl’an 1260, où nous les avons laissées. Le moment ap-proche auquel la branche aînée s’éteindra.
NEUCHATEL-ARBERG.
Ulrich II comte d’Arberg et seigneur de Valangin mourut en 127 5 . Ulrich son fils aîné qui suit lui suc-céda au comté d’Arberg; Jehan et Théteric eurent encommunion la seigneurie de Valangin , sans affirmers’ils étaient fils ou seulement petits-fils d’Ulrich II par Cuno, que quelques-uns de nos compilateurs leurdonnent pour père, ce que je n’ai pu voir clairementnulle part. Certain est-il par le plus ancien acte d’a-bergement connu, que Jehan et Théteric ou Diétrichétaient co-seigneurs de Valangin l’an 1291. Jordanne,fille d’Ulrich II , épousa Amédée comte de Neuchâtel ,son neveu à la mode de Bretagne.
Ulrich III, comte d’Arberg, laissa deux fils : Guil-laume qui suit, lequel fut armé chevalier à Rhodes ,où il était allé en compagnie d’Amédée IV, comte deSavoie, l’an i5i 1, et s’y comporta vaillamment contreles Turcs, dit le chanoine Baillods.
Guillaume d’Arberg mourut en x 323 , laissant Pierrecomte d’Arberg lequel, sans enfans, vendit la majeurepartie de sa comté aux Bernois l’an i 35 i, d’abord sousclause et liberté de récmplion, et ensuite, étant grande-ment alïligé de la lèpre, il leur passa vente pure et irrévo-