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étant mort de bonne heure sans postérité, Jehan de-meura seul possesseur de Valangin . On a vu les dé-mêlés, voire les guerres que le comte Rollin futobligé de soutenir contre les dits co - seigneurs, sesvassaux félons. Mais il est juste et convenable d’a-jouter que Jehan, après la mort de son frère, acquitune maturité de jugement et d’esprit de conduite,qui le rendit bien recommandable au dehors autantqu’au dedans. Les manuscrits du chapitre, au rap-port du chanoine Jacques Baillods, le représentaientcomme étant fort avant dans les bonnes grâces de l’em-pereur Louis de Bavière, qui l’institua grand justicierde la part de l’empire dans les cantons d’Uri, Schwitzet Undenvald, l’an 1 322, où il se concilia l’affectionde ces peuples, qui toutefois, 1 5 ans auparavant, avaientchassé de chez eux les baillifs que l’empereur Albertleur avait baillés en sa colère , comme s’exprimePlantin.
Il me semble que cette circonstance de la vie deJehan de Neuchâtel-Ai'berg, seigneur de Valangin ,fait son plus bel éloge et mérite d’être transmise, vuqu’en son printemps de l’âge, on ne vit en lui qu’unmarchand de cervelle, et comme tel rudement noté eneet écrit. Juste est-il de dire le bien quand on a déduitle mal. Jehan I er mourut l’an 1 3 26 , laissant Girard quisuit, et Vautier voué à l’église.
Girard seigneur de Valangin fut tué à la bataille deLaupen en i538, après s’être montré l’un des plusbouillans ligueurs. Il avait épousé Jehanne, fille ducomte Rollin.
Jehan II succéda à son père Girard en la seigneu-