promis et jurés par le vassal, non-seulement celui-cidevait comme tenancier d’un vrai fief lige « suivre en» guerre à ses coûts et dépends la lance du seigneur» comte et le servir envers et contre tous sans nulle» réserve, mais il était astreint à prendre siège au plaid» de mai, de même qu’aux audiences et grands jours,» et cela dans les mêmes termes contenus en l’hom-» mage de Pierre d’Estavayer, pour la seigneurie de» Gorgier , du 26 avril 1 544- » Toutefois ce fief étantconcédé à Girard de Bellevaux et à ses hoirs et ayant-cause, était partant patrimonial; aussi le comte Louisvisant à ses fins, se réserva-t-il bien expressément encas d’aliénation du dit fief, le droit de retrait commepremier preume. Cet acte où rien n’est obmis, donneune juste idée du mode féodal ancien, comme on peutle voir dans la copie vidimée que j’apportai de Berne ,et que j’eus soin de déposer au trésor des archives, vuque le duplicata de cette inféodation ne s’y trouva pas,et qu’il n’est consigné nulle part, de ma connaissance.Certes il ne faut s’étonner de ces longueurs en desgloses pareilles, avide et curieux comme je suis, detout document propre à jeter quelque lumière sur cessiècles au regard desquels j’ai trouvé tant de videen nos pauvres archives, si misérablement pillées autemps passé, on sait assez quand, comment et par qui.Et quand bien j’ai déjà parlé, plusieurs fois peut-être,de ces spoliations dont les plus importantes ont été devraies voleries, si je répète les mêmes lamentations,c’est afin d’engager ceux-là qui viendront après nousà soigner et conserver le restant fort précieux encore,ce qui n’est chose difficile à cette heure que j’ai pu
• 13 *