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finalement parvenir à tout inventorier clans un cata-logue raisonné, entreprise longue et pénible pour la-quelle je me suis confiné, voire enterré durant deuxétés dans l’humide et sombre trésor des archives.
(134.7 *)• Etienne de Montfaucon, comte de Mont béliard ne tient compte de ses promesses, et ne remetpoint la dot de sa sœur Jeanne, femme du comte Louis.Celui-ci perd patience, et ne voulant plus long-tempsmarchander avec tel mauvais débiteur, il appelle sesvassaux avec tous leurs gens d’ax'mes, et marche droità Montbéliard . La jeunesse de la ville de Neuchâtel offreses services qui sont agréablement acceptés. Etienneinformé de la prochaine visite de son beau-frère, etvoyant qu’il n’y a plus à regimber, lui vient au-devanten la bourgade cl’Adincourt, non les armes à la main,mais avec force rafraîchissemens pour lui et ses gens.Finalement Etienne remet et transporte en due formeles tei’res situées en Bourgogne qui constituaient la dotde la comtesse Jeanne, plus 5 o marcs d’argent pourretardement d’acquit et coût d’armes.
(1547 **). Méchantes insinuations données au roi deFrance Philippe de Valois , au détriment du comte Louis.Justification de celui-ci à laquelle Philippe répond ences mots : « Aulcuns ont cuidé bouter sus moult mau-» vaisetés à l’encontre du syre Loys de Neuchâtel au» regard de nostre félon vassal Edouard, à quoi ne
» avonsprestéfiance, ainsbaillonsenillectesmoingnage» au dit syre comte Loys se être bien léalment com-» portey notre grand ami et afisné tut et ainsi nous a« ly. »
(*) Chronique des Chanoines, MS. Bailtods. (**) Hory.