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Suisses qui s’accroissait chaque jour, qu’il ne contri-bua pas peu à la retraite cle l’empereur de devant Zu rich et à la paix qui s’en suivit. Certes il y a plaisirà considérer l’adroite et sage conduite de ce comteLouis.
- (i354 *). Le comte Louis dirigé par de meilleuresmaximes que ses prédécesseurs, fait son testament parlequel, loinde partager ses terres entre ses troisfils, Jean,Louis et Rodolphe, il les nomme ses seuls successeursau comté de Neuchâtel , en les substituant l’un à l’autre,et il dote médiocrement en argent ses deux filles, Isa-belle et Varenne, à savoir 1200 livres lausannoises àchacune : il ordonne spécialement une entière soumis-sion à l’aîné de ses fils qui lui succédera.
(i356). Divers actes de félonie commis par Pierred’Estavayer, seigneur de Gorgier , engagent le comteLouis à mettre la main sur le fief de son vassal. Celui-ci implore l’intercession des villes voisines. Fribourg ,Bienne , Yverdon et Morat , envoient des députés aucomte de Neuchâtel , pour solliciter sa clémence enversle coupable. Louis déclare qu’il ne recherche que jus-tice et raison, et partant, offre aux dits députés de leslaisser prendre place en la cour des pairs, pour jugerle cas. Le vassal ne comparaissant pas à la citation, estjugé par contumace, et la main-mise sur le fief est dé-clarée légitime. J’observe que n’ayant pas trouvé cettepièce aux archives, je n’ai pas cru devoir en faire men-tion en mon traité des fiefs, bien que la commise quieut lieu deux ans après pour le restant, et dont men-tion sera fai te, indique assez, cette première main-mise.
(?) Chronique des Chanoines, Baillods.