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de Valangin disent qu’ils ont l’acte original, dont nousn’avons qu’une copie aux archives. C’est ici le petitgrain de moutarde qui va produire une grosse plante.Les grandes libertés, et franchises que les gens de Va-langin ont eu l’adresse de se procurer petit à petit, tan-tôt par argent, tantôt par souplesse révérencieuse, ontformé ce quatrième corps de bourgeoisie, plusvigoureuxpeut-être que les trois autres ensemble, à cette heureque la princesse donne licence aux maîtres-bourgeoisd’admettre et incorporer tous venans. On trouvera dansmon mémoire de 1668 l’accroissement successif desfranchises de Valangin et des autres parties de l’étatjusques à cette date.
(i353 *). Le comte Louis, à la tête de 5oo hommesd’armes, et accompagné de tous ses vassaux, va joindrel’empereur Charles IV devant Zurich .
Remarques. Le chanoine Baillods nous apprend fortcurieusement que dans leurs chroniques, les chanoineshistoriens contemporains représentaient Le comte Louiscomme n’ayant nullement en pensée de guerroyer contreceux de Zurich , mais seulement de faire sa cour àl’empereur et auduc Albert d’Autriche, singulièrementdans le dessein d’obtenir de Charles IV la confirma-tion des hauts droits vendus et concédés par cet em-pereur au comte de Neuchâtel en 1347 , et sur lesquelsle comte de Châlons et l’évêque de Lausanne faisaientmine de le chicaner. L’empereur promit celte ratifica-tion qui n’eut son effet qu’en i358, comme on le verra.Notre chanoine ajoute que le comte Louis visait telle-ment à ménager de près et de loin la confédération des
(*) Chronique des Chanoines.