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aux chanoines nobles, et que les chanoines docteursnon nobles s’étaient insensiblement attribuées. Nou-velle régie statuée en plein chapitre, le 20 juin i 36 o,et confirmée par un bref du pape Innocent \ I , datéle jour de la fête de St. Luc apôtre, en i 36 o.
(1 36 i *). Par un codicille du 11 avril 1 36 i, le comteLouis donne à sa fille Varenne le château de Joux avectoutes ses appartenances et dépendances, provenant desa seconde femme Catherine de Bourgogne , mère deVarenne.
(1362). Nouvelle concession par laquelle Jehan d’Ar-berg, seigneur de Valangin , donne plus d’étendue auxfranchises des bourgeois, jusqu’alors tous obligés derésider dans le bourg de Valangin . Cet octroi muni dusceldu seigneur, est du 26 décembre 1562. Voyez ceque j’en ai dit en mon mémoire de 1668. Entre les di-vers articles de franchises amplifiées, il en est un quimérite particulière annotation, c’est le droit acquis àune fille bourgeoise qui n’a point de frères, de commu-niquer la qualité de bourgeois avec tous les droits, àson époux étranger, cl’où qu’il soit ; mais à la chargede la part de l’époux, de se domicilier en la terre deValangin , et de prendre le nom de sa femme, ce quel’on appelait aller à gendre.
Egon, comte de Fribourg en Brisgau, mari de Va-renne cle Neuchâtel, en guerre avec ses voisins, de-mande du secours au comte Louis son beau-père : celui-ci résout aussitôt de voler au secours de son gendre.Jehan son fils le conjure de se reposer, et de lui com-mettre ce soin. Jehan part à la tête de 600 hommesd’armes d’élite; les ennemis d’Egon sont battus à
(*) Baillods, Chronique des Chanoines.