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Tome second.
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Edingen . Egon en informe son beau-père, et lui marque ,en même temps, quil est principalement redevablede ses succès à la valeureuse conduite du comte Jehanet des siens : grand sujet de joie pour le père, qui es-limait beaucoup les faits darmes, et voire trop. '

Plusieurs châteaux institués originairement pour lasûreté des voyageurs, nétaient plus que des cavernes |de voleurs ; maintes fois déjà, plainte en avait été faiteau comte Louis par les siens, volés ou rançonnés endivers lieux voisins, singulièrement auprès du châteaude Delémont, desquels brigandages le comte de Neu­ châtel avait inutilement demandé justice à lévêque deBâle. Rollin deVaumarcus ayant été détroussé avec sasuite par ceux qui tenaient le château de Delémont, ar-rive à Neuchâtel presque sans vêtemens. Le comte Louis |

voyant son vassal en si piteux état, perd patience, armeincontinent, sachemine avec diligence et secret versDelémont , surprend nuitamment le château par esca- ;lade le 26 juillet, fait pendre le castellan, et bailler le jmorillon à tous ses gens, qui sont renvoyés sans vête-mens. Le château est brûlé et détruit, à quoi les habi-tons de la ville et de la campagne aident de grand cœur.Jehan de "Vienne, évêque de Bâle, turbulent et mon-dain, crie et menace; le comte de Neuchâtel répond jfroidement, quil avait bien voulu éviter à lévêque lapeine de régenter son pays. Du même pas il tombe àlimproviste, brûle et démantèle un semblable repairedautres brigands non loin de Bienne . Cela fait, il passedu côté de Nidau , à linvitation de Rodolphe de Neu- jcliâtel, comte de Nidau , qui le festoie, et lui demande fen mariage sa fille Isabelle. Le comte de Neuchâtel -