Band 
Tome second.
Seite
209
JPEG-Download
 

209

pond favorablement ; toutefois il réserve deux choses,lune, le libre consentement de sa fille, lautre que Ro-dolphe rompe toute intimité avec lévêque de Bâle, etse joigne à lui pour ranger ce dangereux voisin. Dele comte de Neuchâtel , accompagné de celui de Nidau ,va raser de fond en comble dans le Vully, un troisièmerepaire de nobles voleurs qui infestaient la communi-cation de Neuchâtel à Morat .

( i- 568 *"). Isabelle de Neuchâtel épouse Rodolphecomte de Nidau . Pressantes sollicitations adressées aucomte Louis par son gendre Egon de Furstemberg,comte de Fribourg en Brisgau, lui demandant unprompt secours dhommes darmes, et singulièrementquà leur tête soit Jehan de Neuchâtel, fds du comteLouis. Celui-ci ne peut résister aux instances de sonfils, qui désire ardemment daller secourir son beau-frère. Jehan est dangereusement blessé, et demeure pri-sonnier de lévêque de Strasbourg ; et tandis que lecomte Louis, en grand émoi, cherche de toutes partsde largent pour acquitter la grosse rançon exigée, il ap-prend la nouvelle de la mort de son fils, le seul quilui reste et son unique espérance. Ce père infortuné enest inconsolable. Par cet événement, Isabelle comtessede Nidau, sa fille aînée, est son héritière universelle.

On prétend quen cette année i368, les Bernois ac-quirent entièrement toute la comté dArberg, par unevente pure et simple que leur fit Pierre de Neuchâtel,comte dArberg. Mon dessein nest pas daffirmer lecontraire ; seulement ai-je certains doutes déjà indi-qués année i35i.

(*) Baillods, Chr. des Chanoines.

II.

H