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pond favorablement ; toutefois il réserve deux choses,l’une, le libre consentement de sa fille, l’autre que Ro-dolphe rompe toute intimité avec l’évêque de Bâle, etse joigne à lui pour ranger ce dangereux voisin. De làle comte de Neuchâtel , accompagné de celui de Nidau ,va raser de fond en comble dans le Vully, un troisièmerepaire de nobles voleurs qui infestaient la communi-cation de Neuchâtel à Morat .
( i- 568 *"). Isabelle de Neuchâtel épouse Rodolphecomte de Nidau . Pressantes sollicitations adressées aucomte Louis par son gendre Egon de Furstemberg,comte de Fribourg en Brisgau, lui demandant unprompt secours d’hommes d’armes, et singulièrementqu’à leur tête soit Jehan de Neuchâtel, fds du comteLouis. Celui-ci ne peut résister aux instances de sonfils, qui désire ardemment d’aller secourir son beau-frère. Jehan est dangereusement blessé, et demeure pri-sonnier de l’évêque de Strasbourg ; et tandis que lecomte Louis, en grand émoi, cherche de toutes partsde l’argent pour acquitter la grosse rançon exigée, il ap-prend la nouvelle de la mort de son fils, le seul quilui reste et son unique espérance. Ce père infortuné enest inconsolable. Par cet événement, Isabelle comtessede Nidau, sa fille aînée, est son héritière universelle.
On prétend qu’en cette année i368, les Bernois ac-quirent entièrement toute la comté d’Arberg, par unevente pure et simple que leur fit Pierre de Neuchâtel,comte d’Arberg. Mon dessein n’est pas d’affirmer lecontraire ; seulement ai-je certains doutes déjà indi-qués année i35i.
(*) Baillods, Chr. des Chanoines.
II.
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