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pris l’une après l’autre deux femmes de la même mai-son, voire du sang royal de France . Partant il est per-mis de conjecturer que par ces mots de Bourgogne ,on peut entendre que ces dames sortaient du paysde Bourgogne , issues de seigneurs bourguignons,portant l’un le nom de Neuchâtel , l’autre celui deYaugrenant. Toutefois ce n’est qu’une conjecture, nevoulant accroître la fourmilière d’erreurs qui abondentparmi les pauvres humains. J’en ai tant vu, tant re-marqué durant une assez longue vie, toute adonnéeau politique labeur, qu’en mes vieux jours je ne puisavancer le pied, sans craindre de le poser sur uneerreur.
ISABELLE,
QUATORZIÈME RÈGNE,
LE DERNIER DE LA PREMIÈRE RACE OU MAISON DENEUCHATEL.
(1373). Isabelle succède au comte Louis, son père,et son premier soin est de remettre à sa sœur Varennesa part à la succession paternelle. Elle érige en faveurde cette sœur chérie, le Landeron en baronnie, et luiremet des terres en Bourgogne .
Pour accomplir le vœu que son père lui avait ma-nifesté verbalement au lit de mort, Isabelle donne auchapitre de Notre-Dame le 8 juin, la dîme de St. Pierreet quelques vignes près de Colombier.