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politique, tant interne qu’externe. Certes son adminis-tration fut habile et judicieuse. Ce prince aurait étéplus heureux, si sa grande estime pour les armes n’a-vait pas aiguillonné ses fils à se livrer au même pen-chant alors en grand honneur, et qui leur coûta la vieà tous. Il avait eu trois femmes : i° Jeanne de Mont-béliardcleMontfaucon, de laquelle il eut Jean et Isabelle :2 ° Catherine de Bourgogne , dame de Neuchâtel, dontil eut Louis, Rodolphe et Varcnne : 5° Marguerite de Bourgogne , dame de Vaugrenant. Il laissa deux bâ-tards, Vauthier et Jean dont il a été parlé tout à l’heure.
Remarques. En donnant le nom et le titre de Bour gogne aux deux dernières femmes du comte Louis,j’ai suivi mot à mot le texte du chanoine Baillods,lequel avait suivi également mot à mot celui des écri-vains du chapitre, auteurs de la chronique particulièreet contemporaine, ainsi que le langage couché au vieuxmissel, au regard de l’obiit du comte Louis. Toutefoisje ne puis me dispenser de faire connaître mes doutessur le véritable sens de eette dénomination, qui sembleindiquer que ces deux dames étaient de la maison deBourgogne . Les recherches que j’ai faites étant à Dole ,n’ont pu me faire découvrir qu’il y ait eu, du tempsdu comte Louis, une Catherine de la maison de Bour-gogne. D’mi autre côté, j’ai trouvé que Philippe I er ,dernier duc de la i r0 branche royale de Bourgogne , eutune fille cadette nommée Marguerite, contemporainedu comte Louis; mais on ignore sur les lieux mêmessi ni où elle s’allia. Or il me semble que c’était chosedigne de particulière annotation de la part des chro-niqueurs témoins, si de vrai notre comte Louis avait