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Tome second.
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de franchises : i 0 la liberté de faire achats et ventesde leurs terres, mais entreux seulement, moyennantlod au douzième denier : 2° liberté de bâtir maisons ils voudront, sans impositions quelconques. Toutce peuple était franc-habergeant , condition alors bienfavorable. Voyez mon mémoire de 1668.

(i3g4). Guillaume de Neuchâtel-Arberg, seigneurde Valangin , étant parvenu à lâge de majorité, vientrendre hommage à Isabelle, sa dame suzeraine.

Sans postérité, comme sans héritiers du nom deNeuchâtel , Isabelle fait sa disposition dernière, et ins-titue Conrard son neveu, fils de sa soeur Varenne deNeuchâtel et dEgon de Furstemberg, comte de Fri-bourg en Brisgau, son héritier universel, par testa-ment du 3 novembre, conformément à la coutume,au regard de lordre de la succession au comté. Cettedisposition est confirmée par un second acte le 16 fé-vrier i3g5.

(i3g5). Isabelle mourut le 25 décembre i3g5, etpar elle séteignit la branche aînée de la maison deNeuchâtel , après une suite de sires connus durant36o ans, et qui furent les instituteurs de la consistancepolitique de ce pays. Cette première race de nos siresa non-seulement en quelque sorte créé létat, mais ondoit dire à sa louange que par une conduite prudenteet sage, elle a su se maintenir, voire sagrandir, malgréde périlleuses circonstances. Je dis sagrandir, car sanslancien usage des partages de famille, usage destruc- ,leur de la puissance en toute forme monarchique, le 1prince de Neuchâtel en Suisse serait à cette heure sou- |verain dun état une fois plus grand, voire davantage.