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On doit aussi louer cette première race de nos siresd’avoir su garantir le pays des horreurs de la guerre,alors si fréquente chez les voisins, bien qu’ils prissentpart souvent à leurs querelles, ensuite de la funestemode de guerroyer, laquelle en ces siècles de désolationétait un passe-temps féodal. On doit sur toutes choseslouer la maison de Neuchâtel d’avoir successivementet sans relâche travaillé à rendre la multitude heureusepar des octrois de franchises alors inconnues chez lespeuples voisins, et qui furent, dès l’an 1214, l’aurorede cette liberté vivifiante qui de proche en proche s’estétendue enfin sur tout le pays pour sa non-pareille fé-licité.
Selon les ordres d’Isabelle, son corps fut déposéaux côtés de celui de son père, dans le mausolée quel’on voit en l’église de Notre-Dame , où souvent ellealla voir la tombe du tendre auteur de ses jours poury marquer sa place.
A l’extinction de la branche aînée du chezaul deNeuchâtel , il ne restait plus que trois branches ca-dettes, savoir : i° Yalangin, branche cadette de Neu-châtel- Arberg, 2° Colombier, 3 ° Cormondrèche , bran-che cadette de Neuchâtel-Colombier . Car ce serait chosetoute oiseuse, ainsi que je l’ai déjà observé plus haut,de se morfondre à suivre plus outre la lignée de Neu-châtel-Vaumarcus, bien qu’elle n’ait pris fin qu’au16 e siècle, vu qu’ayant tout vendu et ffippé, on ne vitplus dans cette descendance que des nobles dans lapauvreté, toutefois portant la tête haute, comme juste,n’oubliant qu’ils étaient de bonne maison et vrais en-fans du chezaul. Mais si plusieurs branches cadettes