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sage tante lui avait données en son testament, lui con-seillant de gagner l'affection de ses nouveaux sujetspar cordiale et populaire douceur, non seulement enla confirmation de leurs franchises, mais par de nou-veaux octrois. Cette habile princesse l’exhortait éga-lement à renouveler sans délai l’alliance avec Soleure ,comme aussi de rechercher par tous moyens l’allianceavec Berne . Il n’y aurait certes que plaisir à coucherici tout au long le testament d’Isabelle, dont je tiraitrès-exacte copie aux archives de Trye, où il gît enoriginal avec tant et tant d’autres documens de pré-cieuse conséquence, enlevés de chez, nous par coupa-bles spoliations, complainte que je ne puis me tenirde répéter à tout coup. J’ai eu soin de déposer macopie au trésor des archives, telle que je l’ai fidèlementtranscrite en mon mémoire de 1668, où il se maried’autant mieux à la curieuse et riante matière y trans-crite et traitée, qu’il fait voir clairement combien le bonesprit d’administration, au regard de la liberté popu-laire et du bonheur public, avait fait des pas de géanten ce fortuné petit pays, comparé à la barbare et tristeGermanie, où la multitude n’était encore que trou-peaux de bêtes de somme, ou à peu près : différencequi provenait visiblement de l’influence voisine et pro-pice de la confédération helvétique, laquelle, par douceréverbération, épandait la clarté autour d’elle, à me-sure qu’elle exterminait sans relâche que deçà quedelà les seigneurs féodaux, la plupart alors vrais tyranset voleurs. Et si faut-il observer en passant que nosanciens syres auraient immanquablement été enve-loppés dans l’écrasement général de toute la haute