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Tome second.
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les Bernois envers et contre tous, sans excepter lecomte Conrard. De leur côté, les Bernois promettaientà la ville de Neuchâtel de la maintenir en ses libertéset franchises, voire de laider et soutenir contre touteusurpation de la part du comte Conrard et de ses suc-cesseurs. Bien quil répugne à donner créance à tellelaide et ténébreuse besogne, si contraire à la candeuret loyauté helvétiques, certain est-il quil y eut quelquemanigance cachée en ce rencontre, dont toutefois ilne reste aucune trace ni ès archives du prince, ni encelles de la ville, de quoi je me suis bien assuré. Quel-ques-uns des principaux de Berne avec lesquels mesoffices de procureur-général et de chancelier me mirentautrefois en particulières relations, nont jamais satisfaità mes questions nettement sur ce point, et, sans nierrondement le fait, ils nont su ou voulu mindiquer quecertains articles annexés en post-scriptum, disaient-ils.Or ces articles ne se trouvant pas dans le double quetient la ville, il est permis de penser quil y eut, eneffet, un traité secret en un seul exemplaire, déposéà Berne pour plus grande sûreté, avec facilité de lenier et méconnaître au besoin. Si un fait quelconqueen ce genre a eu lieu, il ne prouve autre chose que lagrande irritation des bourgeois de Neuchâtel contreConrard, dont lhumeur altière et entreprenante dé-plaisait aux Bernois, et leur suggéra la pensée de sat-tacher tout particulièrement la ville de Neuchâtel , pourdautant mieux brider le seigneur comte.

Enfin je remarque dans le traité de combourgeoisieentre Conrard et les Bernois, que le comte de Neu­ châtel réserve ses chers et féaux combourgeois de So-