est du 14 juillet. Par cet accroissement de fief, Con-rard cherche à faciliter le mariage de son neveu avecJehanne, héritière de Beaufremont. Tout bon que soitle mariage pour le neveu, certes l’onele fait grandefaute de mettre la nappe, et d’accroître ainsi maladroi-tement la puissance d’un vassal qui avait déjà les reinstrop forts, selon l’expérience du passé.
(i/jia*). Guillaume, seigneur de Valangin , par oc-troi du 24 avril, accroît les franchises des habitans dela Sagne et du Locle , singulièrement par l’affranchis-sement de la main-morte. 11 favorise aussi, par con-cession du 9 mai, les hcibergeans et les gene vais ans.
(**) Conrard apprend enfin que Yauthier, baron deRochefort et le chanoine Leschet, sont les fabricateursde l’acte attribué au comte Louis. Ces insignes faus-saires sont saisis et condamnés à mort. Le baron estdécapité au milieu de Neuchâtel , et le chanoine resteen prison, vu que l’évêque de Lausanne s’oppose ausupplice de l’homme d’église. Françoise de Colombier,veuve de Vauthier, demande le corps de son mari,dont elle conserve la chemise ensanglantée. La baron-nie de Rochefort et la seigneurie des Verrières sontréunies au domaine, et l’office de castellan de Neuchâtel ,alors équivalent à celui de lieutenant de la comté, etconfié à Vauthier, est supprimé pour le coup, et dansla suite rétabli sous le nom de major ou maire. Lechâteau de Rochefort est rasé, vu qu’on apprend, tôtaprès le supplice de Vauthier, les violences commisespar ce baron aux dépens de divers voyageurs, par cor-respondance de signaux avec les châteaux de Rous-
(*) Mémoire de 1668. (**) Archives , procédure originale.