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Tome second.
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pour défendre la vie du due dont il était vassal pourses terres en Bourgogne. Le dauphin le lit désarmer,et le déclara son prisonnier. Celui-ci soutint quen dé-fendant son seigneur, il navait fait que le devoir dunfidèle et loyal vassal, bien fâché davoir tiré lépée inu-tilement et sans coup férir. Cette franchise ferme etgénéreuse ne déplut point, et Jean fut relâché le troi-sième jour.

( i 4 3 4 *) Le 8 mauvais conseils dun fol orgueilavaient inspiré plus dune fois aux seigneurs de Va-langin le désir de se soustraire à la relevance descomtes de Neuchâtel . Plus dune fois aussi, cette outre-cuidance avait été châtiée. Malgré telles leçons, voiciGuillaume dArberg, qui sérigeant en petit souvex-ain,fait élever un gibet à quatre colonnes de belle pierrede roc, fort hautes et magnifiquement travaillées. Lecomte Conrard informé de lentreprise, la laisse achever,et fait dire à son vassal, par Jean de Sales, son écuyer,que telles fourches ne sont de sa compétence, et quesi dans trois jours elles ne sont abattues, il y feramettre la main. Le vassal répond de mauvaise grâce,et nobéit pas. Conrard tient parole, et envoie forceouvriers avec gens darmes, pour renverser et moudrece tant beau gibet. Guillaume dArberg grandementmortifié par ce coup dautorité, ne cesse de remuerpour susciter sous main des embarras au comte Con-rard, son seigneur dominant, à telles enseignes quilfait arrêter lécuyer Jean de Sales, passant par Valangin pour se rendre à Boudevilliers . Lécuyer voulant se dé-fendre est mis à mort. Conrard justement irrité, se

(*) Baillods.